Pour comprendre ces deux réactions, LIRE L’ARTICLE “Connectés au Saint-Esprit ou hypnotisés par les prophètes-guérisseurs ?”
Réaction du pasteur Philippe Auzenet :
Ah, ça y est ! Mon ami Carlos Payan est sur la selette ! Sois béni mon frère Bien-Aimé ! Lorsque je suis passé par mes premières tempêtes médiatiques personnelles, un très cher ami m’a conseillé : “il faut laisser les choses basses mourir de leur propre poison”… et : “si quelqu’un projette de la boue sur toi, c’est qu’il a certainement les pieds dedans !”. J’ai donc pris acte et j’ai gagné du temps et de la sérénité.
L’heure n’est plus à la guerre des religions et des discernements. L’heure est à l’action : continuons à prêcher, à guérir au nom de Jésus, à faire du mieux que nous pouvons. Nous ne sommes que des instruments pauvres et faillibles. Dieu est assez grand pour défendre Son oeuvre, il l’a confiée à des serviteurs inutiles, qui sont de simples vases fêlés (comme moi).
La contestation des ministères est un passage obligé : sachons retenir les critiques positives et reconstructrices, mais jetons directement à la poubelle celles qui ne le sont pas, sans nous torturer l’esprit. Le ministère de l’accusateur des frères dont l’Apocalypse parle se manifeste parfois, certains chrétiens sont forts pour le revêtir.
J’ai compassion d’eux. J’aurais une question à leur poser : avez-vous vous-même organisé de grands rassemblements ? quels sont vos fruits ? Facile de se mettre derrière son ordinateur et de s’instaurer en censeur. “La critique est aisée, mais l’art est difficile”. Sois béni Carlos ! Continue ton beau travail !
Réaction de Henrik Lindell, Journaliste à Témoignage Chrétien et responsable du blog Dieu-et-Moi.com :
Autre domaine où la presse généraliste aime beaucoup s’en prendre aux évangéliques et aux chrétiens en général : la guérison. C’est d’autant plus gratifiant que ces évangéliques-là sont souvent pentecôtistes. Ils parlent en langues. Ce qui est tout simplement trop bizarre, too much, pour la plupart des journalistes formés aux valeurs matérialistes de nos médias. Une journaliste de l’AFP a ainsi fait une « enquête » sur le sujet publiée le 30 janvier par Libération, un quotidien national qui se distingue par son inculture en matière religieuse. Sous le titre « Les ‘prophètes-guérisseurs’ prospèrent en Europe » (ah bon ?), l’article explique non pas la prospérité évoquée dans le titre, mais le fait que des prêtres et des pasteurs qui affichent des dons de guérison suscitent parfois des doutes au sein de l’épiscopat français. Du coup, ce dernier appelle au « discernement ». Ce qui n’est pas vraiment un scoop…
Pour le reste, le texte ironise amplement sur le besoin de guérison. C’est apparemment le véritable objectif. La journaliste explique : « De la Pologne au Portugal, de la Suisse à la Belgique, des hordes de blessés de l’âme ou du corps, aspirant au miracle, se pressent aux rassemblements très émotionnels de ces “nouveaux prophètes”. Le prêtre catholique indien James Manjackal, venu à Rouen cet automne, stopperait les cancers, le pasteur parisien Carlos Payan, l’anorexie. »
La dernière phrase est tout simplement fausse. Carlos Payan n’est pas du genre à prétendre stopper l’anorexie. Il ne le pourrait pas, car ce n’est pas dans son pouvoir. C’est Dieu qui guérit et le pasteur Payan est le premier à insister là-dessus. Il ne pense pas non plus être un « nouveau prophète ».
Puis il y a cette phrase admirable de la journaliste : « Les guérisons ont un coût, si l’on en juge par les quêtes et les appels réitérés de Carlos Payan à ‘semer plus pour récolter davantage’. Et la vente de livres, DVD, ou ‘huiles miraculeuses de Jérusalem’, ne sont sûrement pas pour rien dans cette manne céleste aux voies impénétrables. »
Ceux qui connaissent Carlos Payan, et c’est notre cas, ne peuvent qu’être choqués par cette insistance de la journaliste sur l’aspect financier. Comme si Carlos développait un business autour de son don. En réalité, Carlos se déplace et prie bénévolement pour les malades. Il a certes une voix forte, un charisme fou, de l’humour et un style très décontracté, mais il est un exemple d’humilité. Lisez notre interview de lui ici, un des articles les plus lus sur ce site.
En réalité, Carlos Payan se distingue de nombre de prêtres et de pasteurs bien-pensants qui gagnent bien leur vie à écrire des livres attendus et insignifiants. Il ne fait pas non plus comme ces psys et maîtres à penser athées qui gagnent des millions et que les journalistes nihilistes de Libération aiment encenser.
Mais puisque Carlos Payan est évangélique, et charismatique en prime, la critique gratuite et l’amalgame avec les charlatans ne posent aucun problème déontologique. L’article écrit par Annick Benoît, de l’AFP, a été repris par Libé, mais aussi des quotidiens comme Nice-Matin et Corse-Matin. Lisez la réaction du journaliste évangélique Paul Ohlott, qui a écrit un livre d’entretiens avec Carlos Payan que nous vous recommandons vivement.
