«Nous demandons à tous les musulmans du Royaume-Uni de venir nous rejoindre, afin de déclarer collectivement qu’en tant que soumis à Allah, nous en avons assez de la démocratie, des lois humaines et de la dépravation de la culture britannique», écrit Anjem Choudary, le leader du groupe islamiste radical Islam4UK.
Cette association, qui revendique un millier de membres, organise ce samedi 31 octobre, la deuxième Marche pour la Charia (loi islamique). L’objectif est clairement annoncé, il s’agit d’exiger la mise en place totale de la charia en Grande-Bretagne. A moins d’un refus des autorités, la Marche rassemblera plus de 5000 manifestants, de la Chambre des Communes jusqu’à Trafalgar Square.
Une faible participation qui s’expliquerait, fort heureusement, par la marginalité de ce mouvement extrémiste. Selon un porte-parole de la Société Islamique de Grande-Bretagne : «99,99% des musulmans méprisent ces personnes» et leur discours «ne sert qu’à alimenter les tensions raciales».
Selon Anjem Choudary, l’instauration de la charia conduirait à condamner à 40 coups de fouet en public celui qui est pris en état d’ivresse, à lapider à mort les adultères et à imposer à toutes les femmes le port de la burqa (voile qui recouvre l’intégralité du corps et qui ne prévoit qu’un grillage pour les yeux) ou du niqab (un tissu recouvrant la tête et le visage pour ne laisser qu’un mince espace au niveau des yeux).

